Le blog haiku de Richard consacré à la poésie, en particulier au haïku et au senryu, un style de poème court venu du Japon. Mon itinéraire dans l'écriture, une présentation des maitres du haiku et mes propres haikus et senryus au fil des jours.
matin de givre - quelques étoiles restent prisonnières du pare-brise
oubliée là-bas la bêche plantée en biais dans le sol gelé
L’attente est pareille à des ailes. Plus les ailes sont fortes, plus le vol est long. Djalal Al-dîn Rûmi A méditer ...
soir de décembre - les ailes des cormorans dérangent à peine l'ombre qui descend lentement sur la Seine
ciel bleu d'hiver des cheminés s'étirent des panaches tranquilles la pipe du maire - sa fumée aussi verticale que celle des cheminées ciel bleu d'hiver - la fumée des cheminées se dissout en volutes obliques que traverse un vol rectiligne d'étourneau...
soleil radieux - une brume bleutée s'élève de la première gelée blanche
Pas trop en forme ce matin ... soleil bas dans les yeux flottant dans le lit du vent - migraine
au sec sous l'auvent deux vieux pigeons dévisagent les passants trempés
au pied du berceau il lit le livre du "crocrodile" à sa petite soeur
Le vent a soufflé une bonne partie de la journée et de la soirée d'hier, c'était presqu'une tempête. Pourtant, la respiration paisible d'un enfant suffit à la faire oublier. son souffle plus fort que la tempête d'automne mon fils endormi
recroquevillées les feuilles traversent en crabe la route mouillée
en costume-cravatte avec des surchaussures roses - réunion à la crèche
la lune voilée enluminant les nuages - silence
nuit de novembre - la pluie dispense mes larmes de couler
dans la rue en pente procession de réverbères vers la lune blanche
le ciel rosit à l'est un vol d'étourneaux s'élève et puis retombe
cassé en deux le jogger fait son stretching contre l'arbre tordu
matin frisquet - la feuille va se réchauffer entre deux seins ronds
la tiédeur de ma fille posée dans son lit - encore dans mes bras
les feuilles mortes aux trajectoires incertaines je n'en sais pas plus qu'elles
les feuilles d'érables translucides à contre-jour parure d'automne au soleil d'octobre l'éclair d'une gueule rose un chat errant baille
lune blanche - pour quelques mots à l'oreille tu te mets à rougir
tombée du jour - deux corbeaux silencieux s'en vont dans la lune
trottoir mouillé -le reflet de la lunes'obstine à me fuir
caressant ses courbesen sourdine une suitepour violoncelle