Le blog haiku de Richard consacré à la poésie, en particulier au haïku et au senryu, un style de poème court venu du Japon. Mon itinéraire dans l'écriture, une présentation des maitres du haiku et mes propres haikus et senryus au fil des jours.
clair obscur de l'aubele modelé de sa hanchese révèle à peine
au coeur de la nuitmon fils dans un rayon de lune -tout à ses rêves
attaché à l'arbredevant la boulangerieun petit chien blanc le temps d'acheter le painà la place du blancun petit chien roux dimanche matindevant la boulangeriedéjà l'affluence
au-delà des arbres la tour Eiffel indistincte matinée de brume matin de brouillard deux amoureux enlacés météo complice
courant après sa queuepuis après un papillonle petit chien au printemps
au bord de la routedevant l'abri du clochardun sapin de Noël
on le remarque à peineentre deux tas de feuilles mortesle clochard assoupi
seul sous la pluieun homme en parka feuille mortepeint des arbres jaunes
l'heure de dormir -"bonne nuit monsieur poisson"dit-il à son aquarium
dans ma pochetu sembles vouloir t'installerpetite araignée la petite araignéese faufile dans ma pochel'été se termine la libellulesur le jardin de mon enfancesemble toujours la même
Il y a la table, mais aussi les haïkus (et les senryûs) tout de même! dimanche au marchéun potimarron souritde toutes ses graines le potimarronet le marchand de primeurs- tout deux bonne mine
Aujourd'hui, un peu d'humour et d'auto-dérision ave ce pur senryû jailli spontanément ce matin: Chérie?tu veux que je te beurre une tasse de thé?- grosse fatigue
La psychose de la grippe aviaire toucherait-elle tout le monde ? grille de métrodeux pigeons se font la courle clochard se gratte
Mis sur le flanc par une gastro sournoise, je me suis réveillé ce matin avec une vision très, très douce : poings minusculesserrés dans sa chevelure :bébé et maman dorment faiblement l'auroresur mes amours endormispose un rayon d'or Ca vaut tout l'or...
grippe aviaire - au parcdu canard apprivoiséles gamins s'écartent café en terrase -nul ne jette plus de miettesaux piafs quémandeurs
Dimanche après-midi : bébé endormicontre moi - doucementj'écris ce haïku
appliquée, se faisant les yeux, son parfum pour tout vêtement
une peau si pâle sa robe en paraît moins blanche la belle épousée
Ce fut léger, silencieux, mais elle était bien là: discrètementla première feuille mortesur mon épaule
ce côteau doréau milieu des vigneschargées de grappesc'est là que j'ai apprisque j'allais à nouveau être père
l'ondoiement des blés -secrètement je l'enviela liberté du vent
émergeant soudainde l'écume du jet d'eauun papillon blanc odeurs mélangéesde fleurs d'herbes et d'eau- que dire de plus?
touffeur nocturne -la petite chienne se lèvesous la voie lactée
somnolant sous l'azur -où sont passés les nuages?quelle importance ...
au bord du bassinpar bouffées la brise apportela bruine iriséeet la fraîcheur des jets d'eausur mon front baigné de sueur