Le blog haiku de Richard consacré à la poésie, en particulier au haïku et au senryu, un style de poème court venu du Japon. Mon itinéraire dans l'écriture, une présentation des maitres du haiku et mes propres haikus et senryus au fil des jours.
nuit humide - des écharpes de brume passent sur un monde immobile
C'est le prem!ier Noël que ma mère passe en maison de retraite. Un goût amer dans la bouche. Rien ne sera plus comme avant. maison de retraite un sapin de Noël bancal appuyé au mur
je l'entends encore malgré tout ce tintamarre le chant du grillon j'ai bien réfléchi tout battement de mon cœur est un haïku
le moustique écrasé - à nouveau mon sang versé
à demi-cachée la lune jaune illumine un banc de nuages la nuit bat des ailes - le parfum des roses s'en va ravir la lune
le froid s'installe le croissant de lune découpe lentement la nuit
longue pluie d'automne dans l'empreinte de mes pas le bain des moineaux
trois heures du matin - en tête à tête sous les étoiles la lune et moi
les nuages blancssuspendus dans le cielau mur un Magritte à travers la vitremon fils suit du doigt en riantdes serpents de pluie Hommage, car il rappelle ce merveilleux haïku d'Issa: l'enfant voulaitentre ses doigtssaisir des gouttes de rosée
balade en iPodles poissons dans l'aquariumen rythme avec Keith Jarrett
après l'amourla brise par la fenêtreultime frisson
grasse matinée -ouvrant les volets givrésje dérange un merle
la rivière aux eaux noiresmême les étoilesy sont tombées
bourrasque d'automne -à l'horizon les peupliersen parenthèses les peupliers sous le ventmélangent au cielles couleurs des nuages
par la fenêtre ouvertele vent d'automne feuillettemon carnet de haïkus
nuit d'octobre -sur le trottoir un homme seuldiscute avec la lune
Rien ne sert de tirer sur un brin d'herbe pour le faire pousser... Proverbe zen Dans mon cas aujourd'hui, rien ne sert de forcer si le haïku ne vient pas.
Heureux est celui Qui ne s'assied pas dans le siège du méprisant Mais trouve de la joie dans la beauté des choses Et vit ainsi tout le jour et toute la nuit. Norman Fischer (J'espère ne jamais m'asseoir dans ce siège)
Bonne nouvelle: ma mère sort de l'hôpital aujourd'hui. sous le ciel lavéune rose s'est rouverte -belle matinée
fiévreux, épuisésentant chacun de mes oss'enfoncer dans le lit
pensant à ma mèredevant les roses qui s'ouvrent -comme le temps passe le parfum des roses -pourvu que ma mère puissele sentir encore
grondements lointainsune noctuelle traversela chambre en silence le coup de vent!les mûriers frissonnentl'orage tout près immeuble d'en faceelle se masse les fessesle temps d'un éclair
corbeaux dans la bruinesous le ciel décolorél'herbe reverdit
pic-nic au parc - sur l'herbe trois filles en rouge croquent des tomates chant d'oiseau au parc - fébrilement quelqu'un cherche son portable sieste au parc - à deux pas le chien errant pose sa crotte
crépuscule d'été en rond au pied du gros platane treize corbeaux